Une doublure d’invisible
Une doublure d’invisible
« … le propre du visible est d’avoir une doublure d’invisible au sens strict, qu’il rend présent comme une certaine absence », Maurice Merleau-Ponty, L’œil et l’esprit. (Gallimard, 1964)
Cette série est l’aboutissement d’une résidence photographique dans la Maison Auguste Comte, aujourd’hui Musée consacré au philosophe du positivisme.
Un travail sur les lieux et les archives photographiques, invitant le public à percevoir la dimension profonde de ce territoire intime par un dialogue entre lieu, image et mémoire. Il interroge la notion de maison, comme lieu habité par une présence et une pensée, il ouvre à la curiosité et au mystère des images.
Chaque série s’inspire d’un dispositif en écho à l’invention du principe photographique : focalisation par lentille, contact, négatif / positif, diffraction. Cette approche expérimentale et d’observation évoque la démarche et l’enseignement que Auguste Comte menait, notamment dans cet appartement.
Les archives sont explorées en considérant l’objet photographique par sa nature et ses usages : les négatifs dans leur matière et retranscription du monde, les albums dans un jeu sur l’identité.
Série exposée dans le cadre du Bicentenaire de la photographie et du festival photosaintgermain 2026
du 5 novembre au 16 décembre 2026 à Paris au Musée Auguste Comte, 10 rue Monsieur‑Le‑Prince 75006. augustecomte.org
Un catalogue a été édité à cette occasion avec un avant propos de Éric Karsenty, (Correspondant de l’Académie des beaux-arts) et un texte de David Labreure (Maison d’Auguste Comte, directeur du musée et des archives.)
Merci à David Labreure, Marie Valat (responsable des expositions contemporaines) pour leur invitation.